Franchir le cap de la modernité
Posté le 19/11/2013Union & Actions a consacré un article au discours que j'ai prononcé à l'occasion de ma prise de fonctions dans son numéro n°89 du 8 novembre 2013.
Pour lire cet article, cliquez ici.
Union & Actions a consacré un article au discours que j'ai prononcé à l'occasion de ma prise de fonctions dans son numéro n°89 du 8 novembre 2013.
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Chers confrères,
Je suis de la génération John Lennon, celle qui ne pouvait s’empêcher d’imaginer un monde meilleur : no countries, no greed, no hunger, with all of the people living life in peace.
C’est en ces termes que j’ai conclu le discours que j’ai adressé aux hommes politiques, représentants des institutions européennes, hauts magistrats, journalistes, bâtonniers et avocats qui nous ont fait le plaisir et l’honneur de participer à la réception qui était organisée le lundi 14 octobre dernier, à l’occasion de ma prise de fonction. Si vous le souhaitez, vous pouvez prendre connaissance du texte intégral de ce discours sur ce blog, ou en cliquant sur le lien que voici.
The next day …
C’est le nom du dernier titre de David Bowie.
Mais pour moi, pour nous, the next day c’est déjà aujourd’hui.
Cette présidence s’est ouverte sous un ciel très électrique, par l’effet d’une grève que nous voulions ferme et médiatisée, parce qu’elle est juste.
Au cours des dernières années, le Gouvernement a pris de nombreuses décisions politiques qui ont entrainé une augmentation considérable de la demande d’aide juridique : relèvement des plafonds d’accessibilité, extension des présomptions d’indigence, renforcement des politiques en matière d’éloignement du territoire,…
Il n’est pas admissible que, particulièrement au moment où la crise économique qui nous frappe vient aggraver la précarité, le Gouvernement ne tire pas les conséquences de ses décisions et n’alloue pas aux barreaux les moyens de rendre le service qui leur a ainsi demandé d’assumer.
On peut certes comprendre que, pour le futur, le Gouvernement cherche le moyen de juguler l’augmentation du budget de l’aide juridique. Mais ce ne peut être en faisant porter le poids de ce service sur les avocats.
J'étais l'invité du vendredi et ai commenté l'actualité de la semaine sur la radio La Première vendredi 6 septembre 2013.
On ne peut certes pas affirmer que cette présidence commence sous les meilleures auspices !
Ce 1er septembre, selon toute vraisemblance (au moment où les présentes lignes sont écrites, nous espérons encore un improbable sursaut du gouvernement), les B.A.J. entreront en grève. Leur combat est juste. Il est inadmissible que le gouvernement, qui a pris des décisions politiques entrainant un considérable accroissement de la demande d’aide juridique (majoration des plafonds, automaticité du bénéfice accordé aux surendettés admis en règlement collectif de dettes, opérations de régularisation massive des étrangers en situation illégale, accélération des procédures d’expulsion, … - voyez la Tribune flash du 13 août dernier), délaisse la charge de ce service aux avocats.
INTRODUCTION
Soyons lucides, les discours et les réflexions sur les institutions servent en grande partie, à dissimuler l’échec du régime qui précède, c’est-à-dire l’échec de ceux qui le composaient mais aussi de ceux qui en sont les sujets. En réalité, le succès dépend essentiellement des hommes, de la prise de conscience par ceux-ci des avantages bien compris des effets de la solidarité et, enfin, de la conscience de ce que le confort ambiant doit être bousculé pour faire face à l’extraordinaire développement de l’humanité et de la planète.