Panthères, par Valentine Vendôme
Posté le 04/06/2026Panthères, par Valentine Vendôme, Paris, Michel Lafon, 2026, 336 pages, 18,95 euros.
La mort rode. La panthère arrive, mais ce n’est pas toi qu’elle attaquera. Tu ne veux pas voir la vérité parce qu’elle fait écho à ta blessure. Quelqu’un d’autre entre dans ta vie, mais tu risques de tout saboter. Je ne sais pas si tu triompheras. Mais, si c’est le cas, tu devras abandonner quelque chose qui compte pour toi en échange.
Un double meurtre a été commis. Un enfant a été sauvagement poignardé. Puis le corps nu de sa mère a été retrouvé dans un bois, à proximité d’un club équestre. Il ne porte pas de trace de violences. Tout juste une minuscule marque de piqure entre deux orteils.
Maxime Saint-Clair, vice-procureure à Melun, est chargée de l’affaire. Comme le souligne Michel Houellebecq, qui préface ce polar original, le point de vue adopté, celui du ministère public, fait l’intérêt de ce roman. Ce n’est pas souvent que le narrateur est une proc’.
Le suspense ne durera qu’une bonne moitié du livre. Ce n’est pas le but principal de l’autrice qui, comme son personnage principal, est substitute en région parisienne.
La vie personnelle de notre héroïne (?), principalement faite d’aventures sexuelles frénétiques et sans perspectives d’avenir, mais aussi hantée par une blessure cachée, se mêle à son enquête, y interférant à plusieurs reprises. C’est sans doute le vrai sujet de cet ouvrage.












