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  • Monsieur la Chevalière, par Hippolyte Wouters

    Monsieur la Chevalière, par Hippolyte Wouters, Bruxelles, 2026, 44 pages, 15 euros (à commander à l’adresse hippolyte@wouters-theatre.com et à payer au compte BE12 0637 5061 1192).

     

    Iel se montre partout et joue avec ses sexes ;

    On s’intéresse à iel, et comble iel se vexe.

    Iel est insupporté que certains, en pariant,

    Essayent de gagner sur son dos de l’argent.

    Mais iel l’a bien cherché, iel à ce qu’iel mérite,

    Car iel a largement dépassé les limites.

     

    Il fallait être Hippolyte Wouters pour créer des alexandrins avec cette nouvelle forme de pronom qui marie les deux sexes !

    Mais le propos n’est pas gratuit puisque « iel » n’est autre que le Chevalier d’Éon, bien connu des cruciverbistes (et donc d’Hippolyte qui est l’un des plus fameux), dont le sexe réel reste aujourd’hui nimbé de mystère. Était-elle lui ? Était-il elle ? Ou l’inverse ? Plutôt l’inverse semble-t-il…

  • Le revers de la toge, par Sylvia de Graaf

    Le revers de la toge, par Sylvia de Graaf, Wroclaw, Amazon, 2026, 252 pages, 13,70 euros.

    Elle frappa du point sur la table.

    – C’est PAS ma faute si tu te souviens pas où tu mets tes dossiers. J’en ai marre que tu rejettes la faute sur moi pour tes propres erreurs. Et j’en ai marre de tes appels incessants, de tes fausses urgences, de tes engueulades sans raison. Je suis ta collaboratrice, pas ton chien, je mérite un minimum de respect, merde !

    Il faut dire que ce patron-là coche toutes les cases (ou presque – il manque le harcèlement sexuel…). Il est loin d’être le seul mais c’est un beau (je n’ai pas écrit « beauf », car il a trop de classe pour cela, mais j’ai eu envie).

    Louise a donc eu la « chance » d’être engagée dans un grand cabinet d’affaires bruxellois. Elle ne mettra pas longtemps à découvrir les cadences infernales, les exigences tyranniques de son maître de stage, la pression du time sheet (et la propension des collaborateurs à majorer les prestations qu’ils encodent…, ce qui induit une augmentation des exigences du patron…). Et les particularités de ce curieux microcosme.

    Le revers de la toge, par Sylvia de Graaf | La Tribune

  • Denis Bushtet, avocat en danger

    Denis Bushtet est un avocat russe, originaire de la région de Primorié (Est de la Sibérie, à proximité de la frontière coréenne).

    Membre du mouvement cosaque, il a organisé des danses en cercle rodnover (néopaganisme slave). Il élevait deux enfants adoptés. Lors des inondations qui ont frappé la région de Primorié en 2023, il a sauvé plus de 300 chiens qui avaient été laissés enchaînés.

  • Panthères, par Valentine Vendôme

    Panthères, par Valentine Vendôme, Paris, Michel Lafon, 2026, 336 pages, 18,95 euros.

    La mort rode. La panthère arrive, mais ce n’est pas toi qu’elle attaquera. Tu ne veux pas voir la vérité parce qu’elle fait écho à ta blessure. Quelqu’un d’autre entre dans ta vie, mais tu risques de tout saboter. Je ne sais pas si tu triompheras. Mais, si c’est le cas, tu devras abandonner quelque chose qui compte pour toi en échange.

    Un double meurtre a été commis. Un enfant a été sauvagement poignardé. Puis le corps nu de sa mère a été retrouvé dans un bois, à proximité d’un club équestre. Il ne porte pas de trace de violences. Tout juste une minuscule marque de piqure entre deux orteils.

    Maxime Saint-Clair, vice-procureure à Melun, est chargée de l’affaire. Comme le souligne Michel Houellebecq, qui préface ce polar original, le point de vue adopté, celui du ministère public, fait l’intérêt de ce roman. Ce n’est pas souvent que le narrateur est une proc’.

    Le suspense ne durera qu’une bonne moitié du livre. Ce n’est pas le but principal de l’autrice qui, comme son personnage principal, est substitute en région parisienne.

    La vie personnelle de notre héroïne (?), principalement faite d’aventures sexuelles frénétiques et sans perspectives d’avenir, mais aussi hantée par une blessure cachée, se mêle à son enquête, y interférant à plusieurs reprises. C’est sans doute le vrai sujet de cet ouvrage.

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