Suivez mes commentaires sur l'actualité de la justice et des barreaux

  • Strengthened China - Kazakhstan Relations : What impact on Human Rights ?

    En ma qualité d'ancien président du Comité des droits de l'homme du C.C.B.E., j'ai participé ce 19 novembre 2019 à un side event organisé par l'Open Dialog Foundation en marge de la session du Parlement Européen à Bruxelles, consacré à l'incidence du rapprochement entre la Chine et le Kazakhstan sur l'état des droits de l'homme dans ce dernier pays. Voici le texte de mon intervention.

  • Luttons, Liber amicorum Patrick Henry

    68 auteurs pour 62 contributions. Droits de l'homme, droit européen, droit judiciaire, droit des jeunes, droit de la construction, droit de l'urbanisme et de l'environnement, droit administratif, internet et RGPD, profession d'avocat, rock, football, antistrophe (contrepèterie, quoi), littérature, poésie et divagations diverses : que de thèmes pour ce spicilège ! Merci à tous les contributeurs pour ce bel hommage.

    Luttons !

    https://www.larcier.com/fr/liber-amicorum-patrick-henry-luttons-2019-9782807917569.html

  • Etincelles, par Eric Causin

    Etincelles, par Eric Causin, Bruxelles, Genèse éditions, 2019, 154 p., 17,50 €.

    Aux yeux de Pauline, portant l’idéal de son âge, on a surtout besoin de personnes qui continuent à tendre la main, qui préparent la paix après la guerre. Il n’y aura pas de paix possible si la haine a pris le dessus. La paix n’est pas la guerre désarmée, la paix est la reconnaissance de la fraternité. Reconnaissance qui repose sur une disposition intérieure, un regard nourri par l’amour, par l’amour sentimental, plutôt l’expérience de notre commune humanité. Il faut dès lors qu’au cœur même du conflit, des hommes et des femmes continuent à poser des actes de bienveillance envers les ennemis. Telle est la raison de son départ et de son engagement comme secouriste, sans distinction de camp.

    Elle a raison, Pauline. Mais elle choisit une voie difficile, celle du courage, de la volonté, de l’ouverture. Sa route croisera celles de bien d’autres, qui n’ont pas nécessairement ses belles qualités mais qui sont plus conformistes, plus sûres d’avoir raison, de connaître le bien, de savoir ce qui est bon pour elle.

  • Si le droit m'était conté, par François Ost

    Si le droit m’était conté, par François Ost, Paris, Dalloz, 2019, 216 p., 19 €.

    « Un autre volet délicat de la Résolution que j’ai l’honneur de défendre devant le Tribunal concerne la présomption d’innocence et le droit au silence du prévenu ou de l’accusé », déclarât le bâtonnier. « Ces droit fondamentaux impliquent notamment que le doute profite à la personne mise en accusation ; mais peut-on imaginer que Dieu lui-même se mette à douter ? Ils impliquent aussi le droit pour l’accusé de ne pas répondre aux questions et de ne pas être contraint de témoigner contre lui-même. Mais, ici encore, on peut se demander ce qui reste de ces garanties, dès lors que, comme chacun sait, rien n’échappe au Grand Juge, comme le découvrait déjà Caïn, poursuivi par l’œil de Dieu jusque dans la tombe ».

    Et si les droits de l’homme s’appliquaient au jugement dernier ? La question peut paraître incongrue. Comment appliquer à Dieu des règles proprement humaines. Oui mais, la justice divine pourrait-elle être moins parfaite, moins compréhensive, moins miséricordieuse, moins juste disons-le, que la justice humaine ?

    lire la suite : http://latribune.avocats.be/si-le-droit-metait-conte-par-francois-ost/

  • Veronica Koman, avocate en danger

    Veronica Koman est une avocate indonésienne.

    En 2014, elle accepte de prendre en charge la défense d’indépendantistes originaires de Papouasie occidentale (Irian Jaya), faisant l’objet d’une très dure répression policière et militaire (5 morts et 37 blessés graves). Elle entame notamment une action par laquelle elle tente d’obtenir la condamnation des forces policières à payer de lourdes indemnités aux familles des victimes. Elle défend aussi des indépendantistes accusés de « résistance et désobéissance à l’autorité ».

  • La tribunal de la terreur, par Emmanuel Pierrat

    Le tribunal de la terreur, par Emmanuel Pierrat, Paris, Fayard, 2019, 332 p., 21,90 €.

    « Chose incroyable ! La liberté était menacée par des conjurations éternelles, et la loi elle-même s’obstinait à chercher des auxiliaires à ses ennemis …

    Les défenseurs naturels et les amis nécessaires des patriotes accusés ce sont les jurés patriotes : les conspirateurs doivent n’en trouver aucun ».

    C’est par cette harangue que Couthon justifie la disparition totale des droits de la défense (l’Ordre des avocats a déjà été dissout, trois ans plus tôt) du Tribunal de la terreur. Nous sommes le 22 prairial An II (10 juin 1794). Après Brissot et les Girondins, Olympe de Gouges, Hébert et les sans-culottes, puis Danton et Desmoulins viennent de tomber sous la lame de la Veuve. La machine s’est emballée. Elle a besoin de toujours plus de sang.

    « Les droits de l’homme sont faits non pour les contre-révolutionnaires, mais seulement pour les sans-culottes », avait déjà dit Collot d’Herbois qui, depuis, a pu éprouver ce que cette maxime avait de particulièrement cruel.

    C’est comme un roman noir. Une première version de Games of thrones...

  • Même les monstres, par Thierry Illouz

    Même les monstres, par Thierry Illouz, Paris, L’Iconoclaste, 2018, 114 p., 13 €.

    Imaginez-vous quelqu’un à vos côtés qui attend que vous l’aidiez à redresser le monde, à prouver que quelque chose n’est pas arrivé. Comprenez ma peur.

    Thierry Illouz est avocat. Il a choisi de défendre les hommes et les femmes. Tous. Même les monstres ? Quels monstres ?

    Que dire d’un mot si puissant ? Un mot capable à lui seul de rejeter hors du champ de l’humain, de l’expulser comme dirait le philosophe qui parle d’anthropémie, des hommes vomis. Un mot si puissant qu’il trace des frontières si terribles et qui serait à lui seul capable d’exorciser, de soulager, de provoquer la catharsis. Que dire si ce mot de monstre peut, au gré des époques, des faits divers, recouvrir des situations et des actes infiniment différents ? L’élasticité des mots nous revient en pleine face et le monstre pourrait bien demain changer de visage. De pédophile, il pourrait devenir tueur en série ou encore recouvrir de son extensible tissu un mari violent, une femme jalouse, un trop jeune délinquant, un tueur de policier, pourquoi pas … La seule bonne nouvelle dans cette élasticité est que, à bien y regarder, elle confirme qu’on peut toujours l’étirer jusqu’à soi et que le monstre est toujours possible en chacun.

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