Suivez mes commentaires sur l'actualité de la justice et des barreaux

  • L'Etat belge à nouveau condamné pour la surpopulation carcérale !

    Nouvel aboutissement d'une série d'actions judiciaires entamées sous ma présidence d'AVOCATS.BE : l'Etat belge est condamné pour la surpopulation dans les prisons.

    https://avocats.be/sites/default/files/Communiqu%C3%A9%20de%20presse%20d...'%C3%A9tat%20belge%20a%20nouveau%20condamn%C3%A9%20pour%20la%20surpopulation%20dans%20les%20prisons.pdf

  • Fiona, Tina et le monde d'hier

    Dans l'ouvrage collectif "Le Code judiciaire a 50 ans. Et après ? Hommage à Ernest Krings et Marcel Storme " (dir.:J. de Codt, B. Deconinck, A. Henkès, D. Thijs et J.-Fr. van Drooghenbroeck, Larcier, 2018), je publie une série de réflexions sur l'évolution actuelle de notre droit procédural et sur l'incidence que les nouvelles technologies (intelligence artificielle, justice prédictive, blockchain, chatbot, etc.) pourraient exercer sur lui et sur l'exercice de la profession d'avocat.

  • Demain - Le Palais de Justice, par Jean-Pierre Buyle et Dirk Van Gerven

    Demain, Le palais de Justice, par Jean-Pierre Buyle et Dirk Van Gerven (dir.), Fondation Poelaert, Les Impressions nouvelles, 2018, 112 p., 29€.

     

    « Plus qu’un bâtiment, le palais de justice est un colosse dantesque ! Ce pilier monumental qui touche le ciel fait partie intégrante de la vie de la cité. Il est hanté de fantômes de marbre, de chair et de bronze. Tout y est démesuré : une superficie au sol de 26.000 m², 27 grandes salles, 240 salles plus petites, 1530 portes, 1513 fenêtres, 1700 radiateurs. C’est un patrimoine exceptionnel, un monument unique en son genre ».

    13 pulsions, Gérard Alsteens, Serge Baeken, Pascal Bernier, Delphine Boël, Cäät, Basile Cuvelier, Laurent Dandoy, Renaud De Heyn, Johan De Moor, Max de Radiguès, Serge Dehaes, Denis Deprez, Olivier Detroz, Kim Duchateau, Aniss El Hamouri, Michel François, Vincent Glowinski, Alain Goffin, Josse Goffin, Goldrajch et Rispens, Olivier Grenson, Ben Heine, William Henne, Anne Herbauts, Herre Seele, Jannin et Dal, Léopold Joris, Pierre Kroll, Marie-Jo Lafontaine, Pierre Lallemand, Pascal Lemaitre, Marec, Pascal Matthey, Karl Meersman, Ever Meulen, Denis Meyers, Steve Michiels, Jean-Luc Moerman, José Parrondo, Frank Pe, Émilie Plateau, Marie-François Plissart, Romain Renard, François Schuiten, Joris Snaet, Elsa Stubbé, Nicolas Vadot, Jean-Claude Wouters, Yslaire et Erlich.

  • Idiss, par Robert Badinter

    Idiss, par Robert Badinter, Fayard, 2018, 230 p., 22,85 €.

     

    « Un pays où l’on se déchire à propos du sort d’un petit capitaine juif est un pays où il faut aller ».

    Ce livre est-il, avant tout, l’histoire d’une profonde désillusion ?

    Idiss est la grand-mère de Robert Badinter. Elle vivait, au tournant des XIXe et XXe siècle, en Bessarabie, région aujourd’hui partagée entre la Roumanie et la Moldavie, mais qui appartenait alors à la Russie, au cœur de ce que l’on appelait alors le Yddishland, longue région frontière qui s’étendait de la Baltique à la Mer Noire aux confins de l’empire des Tsars.

    Il y avait les pogroms. Il y avait l’antisémitisme. Comme avant. Comme aujourd’hui.

    La France était le pays des droits de l’homme. D’un idéal fait de liberté, d’égalité et de fraternité.


    https://gallery.mailchimp.com/d552fd66716b81b8fb8f922cc/files/844be00b-0...

  • Pirate n° 7, par Elise Arfi

    Pirate n°7, par Élise Arfi, Editions Anne Carrière, 2018, 184 p., 15 €.

    « Étais-je suffisamment à bout ? Il faut tout donner, puiser au fond de soi pour accéder à sa liberté de ton, se dégager enfin du regard des autres. Mais l’avocat n’est pas toujours prêt à sortir ses tripes sur la table, sur leur table, à leur audience. Face à un réquisitoire injuste, à des débats à charge, la colère peut monter et permettre le dépassement de soi…

    L’avocat laisse un peu de lui-même dans chaque salle où il a déposé sa simple parole. Il est parfois taxé d’outrance, s’il lui arrive de commettre des maladresses, de sonner faux, alors qu’au même instant il voudrait tout donner pour convaincre. Cette mise à nu est difficilement supportable… » .

    20 septembre 2011. Élise Arfi est secrétaire de la Conférence du stage du barreau de Paris. Débarquent de nulle part, ou plutôt du fin fond du Golfe d’Aden, sept Somaliens. Ils ont attaqué un catamaran qui croisait au large de leurs côtes, avec à son bord un couple de français. Lui n’a pas survécu à l’attaque. Elle a été prise en otage. Mais un vaisseau espagnol les a mis en déroute. L’otage a été délivrée. Les pirates ont été décimés. Il en reste sept. À la grâce d’une loi de compétence universelle (lorsque les victimes sont françaises), la France a réussi à en obtenir l’extradition.

  • Place de Bronckart à Liège – Petites et grandes histoires, par Olivier Hamal

    Place de Bronckart à Liège – Petites et grandes histoires, par Olivier Hamal, Presses Universitaires de Liège, 2018, 522 p., 29 €.

    « Il faut dire que, pendant toutes ces années de guerre, nous vivions extrêmement liés avec tous nos voisins, comme nous ne l’avons plus jamais été après et comme on peut difficilement se l’imaginer aujourd’hui.

    Il y avait d’abord la famille Dalimier qui habitait au n° 10. Entre nos deux maisons, c’était l’ancienne maison Firket (actuel immeuble de la Fédération liégeoise du parti Socialiste) qui avait été réquisitionnée par la Gestapo …

    Venaient se joindre à nos jeux, d’autres enfants du quartier dont Étienne et Eugène Firket dont le frère aîné était Charles Firket (futur associé de Jacques). Tous deux allaient être tués par la chute d’un V1 sur leur maison de la rue Charles Morren, en décembre 44. Charles fut le seul rescapé des enfants, parce qu’il logeait chez sa fiancée cette nuit-là … ».

    Émotion de découvrir, au hasard de la belle étude historico-sociologico-géographique qu’Olivier Hamal nous livre, des souvenirs comme celui-là, qu’il a extrait des mémoires familiales rédigées par mon grand-père et complétées par mon oncle.

  • La parole et l'action par Henri Leclerc

    La parole et l’action, par Henri Leclerc, Paris, Fayard, 2017, 508 p., 26,95€.

     

    « J’ai toujours voulu combattre pour la liberté, l’égalité et la fraternité, qui non seulement constituent la devise de la République, mais sont pour moi les piliers de la justice. Au demeurant, celle-ci n’est pas qu’un impératif moral et social. Elle est aussi une institution qui doit rendre juste la force nécessaire de l’État, et j’ai fait mon métier de défendre ceux qui la subissent ou la réclament. Si le juge qui punit est le gardien de la liberté, et le procureur qui poursuit celui de l’égalité, l’avocat, lui, veille à la fraternité : ‟Frères humains qui après nous vivez, n’ayez le cœur contre nous endurci”, lancent les pendus de Villon. J’ai plaidé pour tant de vivants avant qu’on ne les juge qu’ils font tous dans ma mémoire une farandole tumultueuse dont je n’ai livré que quelques images.

    Je sais que c’est pour moi l’heure du couchant, et je pense aux soirs de mon enfance dans ce Limousin où mes aïeux ont trimé pour survivre … C’est l’heure de se coucher, mais je sais que dans quelques heures, de l’autre côté, sur la montagne de Gaudeix, précédée par les lueurs fugitives de l’aube, l’‟aurore aux doigts de rose” triomphera de la nuit.

    Je crois au matin ».

    Quel parcours que celui d’Henri Leclerc, l’avocat de tous les combats, de la guerre d’Algérie à mai 68, des années de braise au Bataclan !

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