Droits de l'homme

Journée européenne de l'avocat - 27/10/2021

Journée européenne de l’avocat - « Pas de justice sans avocat indépendant » au Sénat ce 27 octobre 

Vous êtes nombreux(-ses), que ce soit physiquement dans le prestigieux hémicycle du Sénat (restrictions sanitaires oblige, les places étaient malheureusement limitées) ou virtuellement, à avoir participé au colloque organisé par AVOCATS.BE, l’OVB et le barreau de cassation ce 27 octobre 2021 dans le cadre de la Journée européenne de l’avocat 2021. Cette année, le thème choisi était celui proposé par l’O.V.B. et AVOCATS.BE : « Pas de justice sans avocats indépendants ». Le barreau était bien entendu largement représenté mais pas que : certains politiques ou leurs représentants ont fait le déplacement, de même que des magistrats et des journalistes.

Lyubov Sobol, avocate en danger

Lyubov Sobol est une avocate russe, âgée de 34 ans.

Militante dès ses études universitaires (en 2005, alors qu’elle fait partie d’une commission électorale, elle est témoin de fraudes, qu’elle dénonce), elle s’engage contre la corruption du régime dès son arrivée au barreau, en 2011. En 2016, elle dénonce notamment les malversations de l’oligarque Evgueni Prigojine, proche du président Poutine et qui propose des services de mercenaires, en Syrie, en Ukraine et en Centrafrique. La même année, son mari, l’anthropologue Sergueï Mokhov échappe à une tentative d’empoisonnement

Le droit d'emmerder Dieu, par Richard Malka

Le droit d’emmerder Dieu, par Richard Malka, Paris, Grasset, 2021, 96 pages, 10,5 euros.

Oui, il faut prendre des risques pour essayer de faire en sorte que nos enfants ne vivent pas dans le monde des Kouachi, des Coulibaly et des Imran Khan. La liberté de critique des idées et des croyances, c’est le verrou qui garde en cage le monstre du totalitarisme.

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Quand il n’écrit pas des romans ou des scénarios de bandes dessinées[1], Richard Malka plaide. Pour la liberté d’expression. Pour nos valeurs républicaines. Pour Charlie.

Ce petit ouvrage, c’est le texte de la plaidoirie qu’il avait préparée pour le procès des frères Kouachi, de Coulibaly et des autoproclamés idéologues qui les ont aidés. Il l’a prononcée le 4 décembre 2020, pas tout à fait en ces termes bien sûr, mais en en suivant le canevas.

Savez-vous que pour exciter les fanatiques et induire la fatwa qui a été lancée contre ceux qui ont osé publier les fameuses caricatures de Mahomet, quelques imams danois particulièrement pervers les ont diffusées en y ajoutant trois autres caricatures – elles vraiment insultantes – jamais publiées ni dans le Jyllands-Posten, ni dans Charlie, ni ailleurs...

Mohamed al-Roken, avocat en danger

Mohamed al-Roken est un avocat émirati basé à Dubaï.

Ancien professeur de droit constitutionnel et président de l’association des juristes de l’UAE, il a été harcelé pendant de longues années pour ses activités de défense des droits humains. Arrêté à deux reprises en 2006, il voit son passeport confisqué, il est interdit de voyage à l’étranger et fait l’objet d’une surveillance constante.

Quelque chose que dans mon coeur je regrette

Quelque chose que dans mon coeur je regrette

Dans le n° 27/2021 de la JLMB, je commente une série d'arrêts en matière de crise sanitaire. Les recours soumis à nos hautes juridictions pour contester les mesures gouvernementales adoptées pour juguler la crise sanitaire ont souvent été rejetés. Faut-il y voir de la frilosité ou la manifestation de la recherche par ces juridictions d'un nouvel équilibre entre libertés individuelles et intérêt général ?

Maksim Znak, avocat en danger

Maksim Znak, avocat en danger

Maksim Znak est un avocat biélorusse.

Membre du Conseil de coordination et de l’équipe de soutien à l’ancien président emprisonné Viktar Babaryka et avocat des opposantes Svyatlana Tsikhanouskaya et Maryia Kalesnikava, il a, notamment, introduit un recours à la Cour suprême contre la réélection du président Lukashenko.

Le rapport annuel d'ASF est disponible

Comme chacun d’entre vous l’imagine, l’année 2020 fut extraordinaire, au sens étymologique du terme, pour ASF : pandémie, fermeture des frontières, confinement, le tout à des rythmes différents selon les continents et les États. Ce n’est pas le contexte idéal pour une ONG dont l’objet est de favoriser l’émancipation du citoyen, l’accès à la justice, les droits de la défense et l’état de droit.

La pandémie n’a pas frappé égalitairement. Ce sont les plus faibles qui ont d’abord été touchés, ici comme là-bas, mais surtout là-bas.

Sans se réinventer, ASF a donc dû s’adapter, rebondir : introduction d’actions, en justice ou devant des autorités politiques, pour défendre les droits des migrants, des détenus, des exploités ; monitoring des atteintes aux libertés ; participation au débat sur le passé colonial … Tout en poursuivant, autant que faire se pouvait, nos actions traditionnelles et les missions qui nous ont été confiées par nos mandants et bailleurs de fonds.

Vous trouverez dans notre rapport d’activité des exemples d’actions que nous menons dans nos différents pays d’intervention (Indonésie, Maroc, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Tunisie et Belgique) pour contribuer à un monde plus juste et œuvrer pour la mise en place d’un état de droit basé sur les droits humains.

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