Mes billets

  • Faire mieux avec moins

    Le Journal des Tribunaux du 7 février 2005 publie un dossier spécial "Pour une @utre justice : mieux, plus vite, moins cher".

    J'y ai participé en formulant quelques suggestions mais en rappelant aussi que la nécessité d e proposer des économies ne peut conduire à une absence ou un insuffisanced e financement du pouvoir judiciaire, qui n'est pas un simple "SPF", mais l'un des trois pouvoirs fondateurs de notre système démocratique et constitutionnel.

    http://liege.obfg.be/actu/Faire%20mieux%20avec%20moins.pdf

  • AVOCATS.BE assigne l'Etat Belge : suspension du listing TVA

    AVOCATS.BE cite l'Etat Belge en référé pour obtenir la supension de l'obligation de rentrer un listing reprenant toutes les notes d'honoraires adressées par les avocats à leurs clients assujettis à la TVA dans l'attente de la décision de la Cour constitutionnelle sur le recours qu'il a introduit contre la loi qui supprime l'exonération de la TVA sur les prestations d'avocats (actuellement soumise à la Cour de justice de l'Union européenne). Décision le 23 mars 2015.

     

    La presse en parle :

    Article dans l'Echo

    Article dans LegalWorld

    Article sur le site de RTL

  • Le projet Macron : est-ce que cela nous concerne ? - Mot du président

    En France, les professions juridiques sont en ébullition. Le projet de loi pour la croissance et l’activité, connu sous le nom de projet « Macron », du nom du ministre de l’économie qui le porte, prévoit en effet une série de mesures qui devraient les toucher considérablement.

    Je m’en tiens, dans ces quelques lignes, à la profession d’avocat qui, bien sûr, nous intéresse particulièrement.

    Les incidences que ce projet de loi auraient sur la profession d’avocat sont essentiellement au nombre de quatre :

    1.    Suppression des postulations. En France, si un avocat souhaite plaider devant un tribunal de grande instance autre que celui auprès duquel son Ordre est organisé, ou devant une autre cour d’appel que celle dont dépend ce tribunal de grande instance, il doit se faire assister par un avocat local, qui « postulera » à ses côtés.

    Bien évidemment, cet avocat local sera rémunéré, d’ailleurs selon un tarif. Dans sa version initiale, le projet Macron prévoyait la suppression totale des postulations. Dans sa version actuelle, il ne supprime plus que les postulations « intra cour d’appel ». En clair, un avocat inscrit au barreau de Dunkerque ne devrait plus solliciter une postulation pour plaider devant le TGI de Lille, mais toujours s’il souhaite plaider à Abbeville ou à Amiens.

  • Je suis Charlie - Je suis avocat - Mot du président

    Je suis Charlie.

    Cela ne veut pas dire que j’approuve tout ce que Charlie Hebdo publie, en ce compris le plus provocateur.

    Cela ne veut pas dire que, si j’étais Charlie, j’aurais publié des caricatures de Mahomet.

    Cela ne veut pas dire que j’estime que la liberté d’expression ne doit avoir aucune limite.

    Cela veut dire qu’on ne répond pas à un dessin avec une Kalachnikov.

    Cela veut dire que notre vouloir vivre ensemble, les valeurs qui en sont le socle, doivent être défendues.

    Si nous estimons que Dieudonné, Fouad Belkacem ou une quelconque Radio Mille Collines excèdent les limites de la liberté d’expression, nous leur faisons un procès équitable.

    Non, je n’admets pas que le Pape, dans une récente interview, même s’il a peut-être été un peu piégé par un journaliste, ait déclaré que « Si quelqu’un se moque de ma mère, il doit s’attendre à recevoir un poing dans la figure ». Ce ne sont pas ça, nos valeurs.

  • Nous sommes Charlie

    La liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté de culte, le respect des différences, le droit à l’humour, le droit à la sécurité, la paix, l’ordre, la justice, la vie : c’est aux valeurs fondamentales qui forment le socle de nos démocraties que se sont attaqués les terroristes qui ont tué des journalistes, des dessinateurs, des policiers, et tous ceux qui étaient autour d’eux, ce 7 janvier 2015 à Paris, dans les locaux de Charlie-Hebdo.

    A l’heure où j’écris ces lignes, j’apprends d’autres attentats, d’autres incidents. D’autres morts. Je ne sais encore s’ils doivent être mis en relation, directe ou indirecte, avec les précédents.

    Au-delà du respect de la douleur des proches des victimes, au-delà de la colère qui nous submerge légitimement, nous devons avant tout réaliser, une nouvelle fois, que la démocratie n’est pas un acquis. Elle doit se mériter, être défendue, tous les jours.

    Les discours de haine n’ont jamais fait qu’attiser la haine.

    Réagissons donc avec fermeté mais avec respect.

    Des manifestations de solidarité sont organisées partout en France, mais aussi dans le monde et, particulièrement, en Belgique (comme au Palais de Justice de Mons, ce jeudi 8 janvier à midi). Les avocats se mobilisent spécialement et cela me paraît naturel car notre mission est, avant tout, de défendre les valeurs qui ont ainsi été violentées.

  • Message de solidarité

    Messieurs le présidents, Messieurs les bâtonniers, chers amis,

    C'est avec stupéfaction, révolte et dégoût, mais d'abord avec une profonde tristesse, que les avocats francophones et germanophones de Belgique prennent connaissance de l'odieux attentat qui vient d'être perpétré à Paris.

    Nos pensées vont d'abord aux victimes, à leurs familles, à leurs proches.

    Nous imaginons que de nombreux avocats français comptent parmi ceux-ci, dont, peut-être, certains d'entre vous. Je forme le souhait que ces quelques mots puissent contribuer à atténuer leur douleur.

    Ce sont les valeurs fondamentales sur lesquelles est assise notre démocratie qui ont été frappées. Nous devons faire front pour les défendre. Je tiens à vous assurer de la totale solidarité du barreau belge dans cette perspective.

    Luttons,

  • Faire plus avec moins - Mot du président

    C’était en 2015, et Noël approchait,
    Et comme en 1515, les enfants attendaient,

    Le problème était là, bien fier devant nos portes,
    Nous étions blêmes et las devant le Grand Cloporte,
    Il n’y avait plus de sucre, la terre n’en donnait plus...

    C’est ce que chantait Ange, le groupe rock français, en 1974[1] Qui s’en souvient ?

    La prophétie est, malheureusement, en train de s’accomplir. Il reste un peu de sucre, certes. Mais il n’y a plus d’argent. Ni pour la Justice, ni pour les autres départements.

    Monsieur le Ministre de la Justice Koen Geens vient de l’annoncer solennellement à tous les magistrats, greffiers et membres du personnel de l’Ordre judiciaire, par une correspondance du 5 janvier 2015. 4 % d’économie en frais de personnel[2] en 2015, puis trois fois 2 % supplémentaires en 2016, 2017 et 2018 : c’est son ordre de mission. Il nous dit vouloir le modifier, en retardant un peu l’essentiel de l’effort, pour que les mesures de réforme qu’il entend mettre en place aient le temps de sortir leurs effets, et d’alléger la charge de travail. Et il appelle au soutien de tous pour dégager des pistes d’économie, des rationalisations, des simplifications, des améliorations...

  • Le 29 mai 2015, tous (ré)unis pour l'avenir de notre profession - Mot du président

    Jamais il n’y a eu dans le monde, et en Europe en particulier, autant d’avocats. C’est vrai en valeur absolue. C’est vrai en pourcentage de la population.

    Jamais le chiffre d’affaire des avocats n’a été aussi important, en tout cas si l’on embrasse dans les statistiques les cinq ou dix dernières années. C’est vrai en valeur absolue. C’est vrai en pourcentage du produit national brut.

    Si, dans le concert politique, la voix de notre profession se fait, sans doute, moins entendre qu’en d’autres temps, comme par exemple au XIXesiècle, l’influence des avocats sur la vie publique est plus grande que jamais. Ce que l’on appelle parfois, de façon sarcastique, le gouvernement des juges c’est d’abord, le gouvernement des avocats, c’est-à-dire le gouvernement de ceux qui portent les causes devant les magistrats et les forcent à les trancher, à la lumière de principes fondamentaux qui, s’ils n’ont pas tous été imaginés par des avocats, ont pratiquement toujours été coulés dans leur forme définitive par ceux-ci. Et pourtant (ou devrais-je dire « et en conséquence »), notre profession est aujourd’hui jalousée, enviée, attaquée, menacée.

  • Les murs sont des oreilles - Mot du président

    Les murs sont des oreilles...

    Et aussi des yeux, et aussi des mémoires !

    La surveillance gouvernementale des masses n’est plus un fantasme, le produit de l’imagination débridée de Georges Orwell ou le cauchemar de fous judiciaires paranoïaques.

    Nous savons maintenant que toutes nos communications téléphoniques, électroniques, télématiques,… sont interceptées, enregistrées, stockées, scannées.

    Si elles ne sont pas écoutées, ce n’est pas parce que la technique ne le permettrait pas, mais seulement parce qu’il n’y a pas assez d’oreilles humaines disponibles.

    Les logiciels et les machines qui permettent cet espionnage en grand sont de moins en moins chers, de plus en plus accessibles. Hier, seuls les services secrets des plus grands Etats pouvaient se les offrir. Aujourd’hui, ils sont à la portée de joyeux petits bricoleurs ingénieux. Si certains ne savent plus communiquer sans agiter leur camp, d’autres en jouissent, sans vergogne.

    Le Conseil des barreaux européens (C.C.B.E.), dont, il faut le rappeler, le barreau belge est l’un des fondateurs et membres actifs, a décidé que le 10 décembre serait non seulement la journée internationale des droits de l’homme mais aussi la journée européenne de l’avocat.

    Cette coïncidence est évidemment délibérée.

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