Suivez mes commentaires sur l'actualité de la justice et des barreaux

  • Les murs sont des oreilles - Mot du président

    Les murs sont des oreilles...

    Et aussi des yeux, et aussi des mémoires !

    La surveillance gouvernementale des masses n’est plus un fantasme, le produit de l’imagination débridée de Georges Orwell ou le cauchemar de fous judiciaires paranoïaques.

    Nous savons maintenant que toutes nos communications téléphoniques, électroniques, télématiques,… sont interceptées, enregistrées, stockées, scannées.

    Si elles ne sont pas écoutées, ce n’est pas parce que la technique ne le permettrait pas, mais seulement parce qu’il n’y a pas assez d’oreilles humaines disponibles.

    Les logiciels et les machines qui permettent cet espionnage en grand sont de moins en moins chers, de plus en plus accessibles. Hier, seuls les services secrets des plus grands Etats pouvaient se les offrir. Aujourd’hui, ils sont à la portée de joyeux petits bricoleurs ingénieux. Si certains ne savent plus communiquer sans agiter leur camp, d’autres en jouissent, sans vergogne.

    Le Conseil des barreaux européens (C.C.B.E.), dont, il faut le rappeler, le barreau belge est l’un des fondateurs et membres actifs, a décidé que le 10 décembre serait non seulement la journée internationale des droits de l’homme mais aussi la journée européenne de l’avocat.

    Cette coïncidence est évidemment délibérée.

  • Révélation dans la taïga, par Alain Lebrun

    Révélation dans la taïga, par Alain Lebrun, Paris, Transboréal, 2014, 231 pages, 10,90€.

     

    Est-ce un roman d’espionnage écrit par un naturaliste ? Ou un récit de voyage écrit par un espion ?

    Un Bob Morane écolo ou un Pétrarque militant ?

    Au-delà de l’histoire (John, un jeune amoureux de la nature, est chargé par les services secrets anglais d’aller récupérer dans la presqu’île de Kola, au Nord de l’U.R.S.S. de Brejnev, tout près de la frontière norvégienne, les plans d’une nouvelle arme fatale. Après l’avoir récupérée, il s’enfuit en compagnie de Yoki, une jeune et charmante Saami, avec bientôt toute l’armée russe à ses trousses), ce qui frappe c’est la fascination d’Alain Lebrun pour la terre-mère. Même avec trois hélicoptères et deux Antonov qui tournent autour de lui, une meute de chiens pisteurs et cinq cents hommes à ses trousses, notre héros reste sous le charme d’une berce-des-prés ou d’un gobe-mouche.

    Et puis, il y a ce cri d’amour pour la Terre, cette profession de foi paganiste, cette dénonciation de la violence des religions du livre, de tous les machismes. « Ressentir la flétrissure de la violence, c’est s’en vacciner ; pressentir la beauté, c’est la refléter », dit Yoki. Si cela pouvait être vrai …

  • Memory is a stranger, History is for fools

    The monkey looked up at the stars
    And he thought to himself

    Memory is a stranger
    History is for fools

    Quelques réflexions après la très belle séance de rentrée du Barreau de Liège, le remarquable discours de rentrée d’Olivier Bonfond et la superbe réplique du bâtonnier André Renette.

    Les peuples malheureux n’ont qu’ Une histoire.

    Monsieur le bâtonnier, monsieur l’orateur,

    Vous nous avez invités à parler de souvenir et de mémoire, de liberté d’expression et d’histoire.

    Je suis d’accord avec chacun de vous, sur presque tout.

    Sur les murs de l’exposition que nous venons de parcourir ensemble, il est écrit : « Il n’y a pas de plus grande liberté que d’être vrai. Il n’y a plus grande vérité que d’être libre ». Truisme ou paradoxe ? Evidence ou imposture ?

    Je suis de ceux qui pense que les chambres à gaz n’excusent par Gaza.

    Je suis de ceux qui pensent que les croisades n’excusent pas DAESH.

    Je suis de ceux qui pensent que les grand-mères du Pajottenland employées par de riches bourgeois bruxellois n’excusent pas les propos racistes de Théo Francken.

  • Communiquons ! - Mot du président

    Cette quinzaine est certainement à placer sous le signe de la communication.

    Tout d’abord, comme vous le lirez dans la Tribune n°62, elle marque le début de la troisième vague de notre campagne de publicité fonctionnelle. Vous n’entendrez plus de contes de fées ou de plaisanteries sonores sur les ondes de nos radios nationales. Mais vous découvrirez des bannières déroulantes humoristiques sur les sites de nos principaux quotidiens d’information. Pour marteler notre message, promu au rang d’adage par de nombreux journalistes et auditeurs (n’est-ce pas une remarquable consécration ?) : « Un avocat c’est quelqu’un qu’il faut voir avant pour éviter les ennuis après ! ».

    Simultanément, dès ce lundi 24 novembre, nous lançons notre nouveau site. Plus moderne, plus convivial, plus actif, plus humoristique. Plus attractif. Notre site n’était plus dans le bon bain. La métaphore est, cette fois, animalière. Après la grenouille et les pingouins, voici les kangourous, l’éléphant de mer, les fourmis et les abeilles.

  • Jacques Vergès, l’ultime plaidoyer, entretien avec François Dessy

    Jacques Vergès, l’ultime plaidoyer, entretien avec François Dessy, l’Aube, 2014, 176 p., 16,80 €.

     

    Pourquoi les avocats sont-ils si redoutés, au point que les dictateurs ne cessent de les menacer, de les emprisonner, de les exécuter, de les assassiner ?

    Sans doute parce qu’ils brisent les lignes. Celles qui séparent le vrai du faux, l’innocence de la culpabilité, le bien du mal.

    « Le mot ‘humanité’ au singulier désigne à la fois le genre humain dans sa totalité et le sentiment de compassion que chacun doit éprouver pour tous ses semblables. S’il est un mot qui exclut l’exclusion, c’est bien celui-là. L’humanité c’est tous ou personne », dit Jacques Vergès.

    Vergès les a défendu tous, les héros et les criminels. Mais où est la ligne qui sépare les uns des autres ? Est-ce seulement la victoire qui les distingue ? Les auteurs de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen sont aussi ceux qui ont fait régner la terreur. Benjamin Franklin est du camp de ceux qui ont massacré (génocidé ?) les indiens. Où classer Mandela, le Che, Mao, Ali Bhutto, Omar Bongo, Laurent Gbagbo, Barbie, Carlos ? L’histoire a dit. L’histoire dira. Mais est-elle un juge intègre ?

  • CPI : AVOCATS.BE demande la libération de Me JJ Kabongo

    La Cour pénale internationale a, par ordonnance du 21 octobre 2014, ordonné la libération de Me Jean-Jacques Kabongo Mangenda, après onze mois de détention provisoire.

    Cette décision reste partiellement ineffective par la suite de décisions illégales ou d'absence de décision du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Belgique.

    AVOCATS.BE interpelle le Gouvernement Belge.

  • Un avocat dans une pochette surprise ?

    Si vous voulez être traités comme des commerçants, comportez-vous comme des commerçants.

    Que penser de l'initiative de l'OVB et de la firme Vivabox de diffuser des petits coffrets, achetables au prix de 80 euros, comprenant un bon pour une consultation d'avocat ?

    S'il est louable de vouloir renforcer la fonction préventive de l'avocat, tous les moyens ne sont pas bons.

    Article extrait de la livraison de novembre 2014 de Juriste international, le trimestriel de l'U.I.A.

  • Mot du président

    La Convention nationale des avocats a réuni à Montpellier, du 28 au 31 octobre 2014, plus de 5000 avocats français et plus de 200 de leurs confrères étrangers.

    Avocat, acteur de l’économie. Avocat, acteur de la société. Avocat, acteur de la démocratie. Avocat, acteur d’avenirs.

    Les grands défis auxquels notre profession est confrontée ont à nouveau été décrits, comme ils l’avaient été la semaine précédente lors du congrès annuel de l’I.B.A. à Tokyo, et comme ils l’étaient simultanément (fâcheux manque de coordination) au congrès de l’U.I.A. à Florence.

    Christiane Taubira, garde des sceaux, a de nouveau fait étalage de ses talents de débatteuse, en répliquant fort adroitement et courageusement aux revendications du président Jean-Marie Burguburu. Bernard-Henri Lévy nous a gratifié d’une envolée lyrique sur l’avocat défenseur de la veuve et de l’orphelin. Alain Bensoussan et Thierry Wickers se sont unis pour nous montrer notre futur présent, puis divisés sur la façon de le dompter.

  • Espoirs et craintes... Action et vigilance... Mot du président

    L’accord de gouvernement a donc été présenté à la Chambre.

    Je ne m’arrêterai pas, pour l’instant en tout cas, sur la confusion qui a entouré le discours d’investiture de notre nouveau premier ministre.

    C’est avant tout le contenu de l’accord qui retient mon attention.

    Son volet justice contient de nombreux points qui rencontrent les priorités que nous avions adressées aux candidats aux élections d’abord, aux négociateurs de la coalition ensuite.

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