secret profesionnel

Academic Honoris Causa : hommage à J. Assange, S. Harrison, C. Manning & E. Snowden

Ce 29 janvier 2020, l'association Carta Academica, organisait, avec le soutien d'Avocats.Be, une cérémonie de remise des premiers Academic Honoris Causa à 4 lanceurs d'alerte aujourd'hui emprisonnés (souvent dans des conditions inhumaines, qualifiées par le représentant de l'ONU comme constitutives de torture) ou contraints à l'exil :

Julian Assange, Sarah Harrison, Chelsea Manning et Edward Snowden.

https://blogs.mediapart.fr/patrick-cahez/blog/250120/academic-honoris-causa-manning-harrison-assange-snowden

J'ai représenté Avocats.Be à cette occasion.

Voici le texte de mon intervention.

Mortelle transparence, par Denis Olivennes et Mathias Chichoportich

Mortelle transparence, par Denis Olivennes et Mathias Chichoportich, Albin Michel, 2018, 198 p., 17 €.

« Si on sait que potentiellement on peut être écouté et qu’on a rien à cacher, il n’y a pas de problème à être écouté ». Qui a dit cela ? Vladimir Poutine ? Hassan Rohani ? Xi Jinping ? Donald Trump ? Vous n’y êtes pas. C’est Benoît Hamon, le candidat socialiste à la dernière élection présidentielle française. Il faut croire qu’il y a des valeurs qui perdent de leur universalité…

Et c’est précisément le propos de Denis Olivennes, chef d’entreprises dans le secteur culture et médias, et de notre confrère parisien, Mathias Chichportich (avoir trois « ch » dans son nom lorsque l’on veut traiter du secret, c’est ch… ouette) : nous sommes désormais fichés, écoutés, filmés, captés, épiés, enregistrés. Notre vie privée est devenue un vulgaire produit que s’arrachent les GAFA et les gouvernements. Il n’est pas loin le temps où, comme dans le 1984 d’Orwell, une « Police de la pensée » traquera jusqu’à nos rêves, nos désirs et nos pulsions. « La révolution démocratique a voulu rendre le pouvoir plus transparent au citoyen. Le monde totalitaire a tenté de rendre les citoyens entièrement transparents pour le pouvoir. La société postmoderne serait-elle celle de la transparence complète de chacun pour chacun ? Les prémisses d’un soft totalitarisme » ?

Quelle réforme pour la profession d'avocat en Belgique ?

Ce 21 mars 2018, à l'ULB (campus Solbosch, à 19.00, débat avec Koen Geens, moi-même, Jean-Pierre Buyle, Patrick Dillen, Benoît Frydman, Vinciane Gillet et Pierre Sculier.

Construire l'avocat du XXIe siècle dans le respect de nos valeurs essentielles : excellence, indépendance, secret professionnel ...

http://www.philodroit.be/Quelle-reforme-pour-le-profession-d-avocat-en-B...

Premières réactions dans la presse au rapport "L'avocat demain"

La défense demain, colloque du 30e anniversaire de la J.L.M.B.

Il y a 30 ans, la Jurisprudence de Liège (J.L.) a étendu son champ territorial aux ressorts des cours d’appel de Mons et Bruxelles pour devenir la Revue de Jurisprudence de Liège, Mons et Bruxelles (J.L.M.B.), sous l’impulsion de son rédacteur en chef, Jacques Henry.

Ce colloque célèbre cet anniversaire et a pour thème La défense demain, en hommage à Jacques Henry, tragiquement décédé quelques mois après la naissance de la nouvelle revue. 

Motion pour la défense du secret professionnel

J'ai eu le plaisir de présenter à l'assemblée générale du Congrès Rebondir une motion relative à la défense du secret professionnel, qui est aujourd'hui menacé par différentes initiatives législatives :

- protection des personnes vulnérables ;

- dénonciation d'éléments permettant de suspecter l'imminence d'un attentat terroriste ou une radicalisation;

- divulgation des stratégies d'optimalisation fiscale ;

- protection des lanceurs d'alertes.

Le secret est aussi menacé par la multiplication des perquisitions, écoutes téléphoniques, interceptions de courriels et autres communications électroniques d'avocats, malheureusement pas toujours dans le respect des prescrits légaux.

Voici le texte de cette motion. /p>http://avocats.be/sites/default/files/19.05.2017%20Communiqu%C3%A9%20de%...

Le secret, c'est le droit au droit

Le secret, c’est le droit au droit

Il faut n’avoir jamais eu en face de soi un client, qu’il soit MENA, PDG ou PEP (on ne dit plus VIP, sauf erreur), et avoir passé des heures à reconstituer avec lui ce qu’il a fait, pourquoi, pour quoi, avec qui, quand, comment, …, pour ne pas comprendre qu’une véritable justice est inconciliable avec le tout à la transparence, que le conciliabule secret entre l’avocat et son client est la condition indispensable d’une défense efficace.

C’est en cela que le secret professionnel de l’avocat, tout comme d’ailleurs, dans des mesures qui varient néanmoins, celui du médecin, du psychologue ou du travailleur social, est une garantie indispensable dans notre système juridique. Car sans ce secret qui fonde une confiance indispensable entre l’avocat et son client, le travail du premier en faveur du second est nécessairement tronqué. C’est en ce sens que le secret professionnel de l’avocat est le droit au droit , à l’accès à la justice.

Il est donc du devoir des Ordres de défendre le secret face à toutes les attaques qu’il subit aujourd’hui au nom de la lutte contre le terrorisme, le grand banditisme, le blanchiment de capitaux, la fraude fiscale, au nom de la protection des personnes vulnérables ou du bon fonctionnement d’institutions comme l’aide juridique ou la sécurité sociale.

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