Suivez mes commentaires sur l'actualité de la justice et des barreaux

  • Sans destination finale, par Michel Claise

    Sans destination finale, par Michel Claise, Bruxelles, Genèse éditions, 2019, 216 p., 21 €.

    Nous poursuivrons notre travail sur la thématique du paradis perdu et du destin brisé. Avant de nous quitter, je vous offre deux citations d’un même auteur, Tahar Ben Jelloun : « Le destin est ce qui arrive au moment où on ne s’y attend pas ». Et « Le destin est plein de trous et la mort doit se trouver dans l’un de ces trous ». Passez de bonnes vacances.

    Celle qui parle, c’est Monica, jeune professeur de lettres à qui tout semble sourire. Malheureusement, elle ne se doute pas que ces phrases vont, quelques jours plus tard, s’appliquer à elle.

    Ce que nous conte Michel Claise, c’est une descente aux enfers. Comment une personne ordinaire peut déchoir, inéluctablement, se trouver précipitée à la rue, incapable de saisir les perches qu’on lui tend. Je ne sais si son histoire est inspirée de faits réels. En tout cas partiellement. Mais ce que je sais c’est qu’elle est vraie. Notre société est d’une dureté telle que certains d’entre nous n’ont, un laid jour, plus la force de résister. Alors le courant passe et les emporte, jusqu’à ce qu’ils échoient dans une rigole.

    http://latribune.avocats.be/sans-destination-finale-par-michel-claise/

  • La rentrée du barreau de Barcelone : une sacrée famille

    La rentrée de Barcelone, c’est en premier lieu, le jeudi soir, la réception des invités étrangers, dans le fameux Patio de columnas de la somptueuse maison de l’avocat de la Carrer de Mallorca. On y retrouve des tas d’amis. Parce que les grands barreaux d’Europe et d’Amérique sont là mais aussi parce que Barcelone c’est le lieu de naissance de la FBE, que tous les cadors de la FBE y sont donc et que la FBE c’est d’abord une sacrée famille (je n’ai pas dit un cercle fermé, tout au contraire).

    La rentrée de Barcelone, c’est ensuite, le vendredi matin, le Mémorial Jacques Henry, ainsi baptisé parce que la légende veut que ce soit mon père, en 1984 ou en 1985, qui souffla à son ami Antonio Plasencia, alors bâtonnier de Barcelone, l’idée de profiter de la présence de tant de cadres de la profession pour y organiser des rencontres autour de l’exercice de notre métier. Il n’eût malheureusement l’occasion de profiter que de leurs deux premières éditions.

  • Ding Jiaxi, avocat en danger

    Ding Jiaxi est un avocat chinois.

    Ding Jiaxi était l’avocat de nombreuses personnalités du Mouvement des nouveaux citoyens, qui militent pour plus de transparence parmi les cadres du parti communiste chinois, pour plus d’égalité au sein du système éducatif et pour un gouvernement constitutionnel.

  • Introduction à l'art de la plaidoirie, par Thierry Hirsch

    Introduction à l’art de la plaidoirie, par Thierry Hirsch, avec la collaboration de Gaston Vogel, Luxembourg, Promoculture - Larcier, 2018, 274 p., 77 €.

    L’art de la parole n’est pas une question de simple ornement dans une salle d’audience comme d’aucuns le pensent : c’est une arme. Savoir plaider signifie savoir rendre claires des affaires parfois très complexes, savoir émouvoir et savoir rappeler à tous ceux présents que nous sommes tous hommes et qu’en chacun de nous le bon et le mal se confrontent. Pour de nombreuses questions … la simple connaissance des textes de loi s’avèrent insuffisante. L’avocat idéal n’est donc pas seulement maître en droit ; il est également maître en l’art de la parole et sait faire des développements sur le plan philosophique.

    Thierry Hirsch est docteur ès lettres classiques de l’Université d’Oxford et spécialiste de la théorie antique de la rhétorique judiciaire. Il nous livre un petit manuel de la plaidoirie en deux parties.

    La première, finalement assez courte (une petite septantaine de pages) synthétise les enseignements des grands maîtres antiques de l’éloquence : Anaximène, Aristote, Hermogène, Cicéron et Quintilien.

    Lire la suite :

  • Academic Honoris Causa : hommage à J. Assange, S. Harrison, C. Manning & E. Snowden

    Ce 29 janvier 2020, l'association Carta Academica, organisait, avec le soutien d'Avocats.Be, une cérémonie de remise des premiers Academic Honoris Causa à 4 lanceurs d'alerte aujourd'hui emprisonnés (souvent dans des conditions inhumaines, qualifiées par le représentant de l'ONU comme constitutives de torture) ou contraints à l'exil :

    Julian Assange, Sarah Harrison, Chelsea Manning et Edward Snowden.

    https://blogs.mediapart.fr/patrick-cahez/blog/250120/academic-honoris-causa-manning-harrison-assange-snowden

    J'ai représenté Avocats.Be à cette occasion.

    Voici le texte de mon intervention.

  • Sans la liberté, par François Sureau

    Sans la liberté, par François Sureau, Paris, Tracts.Gallimard, 2019, 62 p., 3,9 €.

    Que les gouvernements, celui d’aujourd’hui comme les autres, n’aiment pas la liberté, n’est pas nouveau. Que des populations inquiètes du terrorisme ou d’une insécurité diffusent, après un demi-siècle passé sans grandes épreuves et d’abord sans guerre, ne soient pas portées à faire le détail n’est pas davantage surprenant. Mais il ne s’agit pas de détails. L’Etat de droit, dans ses principes et ses organes, a été conçu pour que ni les désirs du gouvernement ni les craintes des peuples n’emportent sur leur passage les fondements de l’ordre politique, et d’abord la liberté. C’est cette conception même que, de propagande sécuritaire en renoncements parlementaires, nous voyons depuis vingt ans s’effacer de nos mémoires sans que personne ou presque ne semble s’en affliger.

Pages