Le parfum du safran, par Michel Claise et Ali Amerian, Paris et Bruxelles, Genèse éditions, 2025, 216 pages, 22,50 euros.
- Peut-être que cette fois… Peut-être que cette fois nous verrons un vrai changement.
Reza hocha la tête, sentant cette fois l’espoir se mêler à la peur.
- Oui, Monsieur Abbas, peut-être que cette fois, le vent tournera, mais une chose est sûre, ces jeunes-là, en Iran, ne reviendront pas en arrière. Ils ont brisé le silence.
L’histoire repasse les plats. Alors que je lisais ce livre, qui raconte le soulèvement des femmes en Iran, à la suite du meurtre de Mahsa Amini par la police des mœurs, voici que le peuple iranien se révolte à nouveau. Cette fois pour des raisons économiques mais avec la même réaction du pouvoir : le massacre de sa population. Comment ne pas penser à nouveau au tristement célèbre premier ministre Adolphe Thiers qui, après avoir demandé qui étaient les émeutiers qui défilaient sous ses fenêtres et s’être vu répondre « C’est la France, Monsieur le premier ministre », répliqua « Qu’on la fusille ! » ?
Il est vrai qu’aujourd’hui Monsieur Thiers a beaucoup d’émules…
C’est à nouveau à quatre mains que Michel Claise a écrit Le parfum du safran, cette fois avec Ali Amerian, un avocat iranien réfugié en Belgique.