Monsieur la Chevalière, par Hippolyte Wouters
Posté le 24/09/2026
Monsieur la Chevalière, par Hippolyte Wouters, Bruxelles, 2026, 44 pages, 15 euros (à commander à l’adresse hippolyte@wouters-theatre.com [1] et à payer au compte BE12 0637 5061 1192).
Iel se montre partout et joue avec ses sexes ;
On s’intéresse à iel, et comble iel se vexe.
Iel est insupporté que certains, en pariant,
Essayent de gagner sur son dos de l’argent.
Mais iel l’a bien cherché, iel à ce qu’iel mérite,
Car iel a largement dépassé les limites.
Il fallait être Hippolyte Wouters pour créer des alexandrins avec cette nouvelle forme de pronom qui marie les deux sexes !
Mais le propos n’est pas gratuit puisque « iel » n’est autre que le Chevalier d’Éon, bien connu des cruciverbistes (et donc d’Hippolyte qui est l’un des plus fameux), dont le sexe réel reste aujourd’hui nimbé de mystère. Était-elle lui ? Était-il elle ? Ou l’inverse ? Plutôt l’inverse semble-t-il…
L’histoire qui nous est ici livrée est vraie, même si les dialogues sont évidemment purement imaginaires. Éon a été chargé (chargée ?) par Louis XV d’une mission d’espionnage dans le cadre d’un projet d’invasion de l’Angleterre par la flotte française. Le projet a été abandonné mais Éon reste en possession de documents compromettants qu’il n’accepte de restituer que s’il est payé pour la mission qui lui a été confiée et dont iel s’est acquitté (acquittée ?). Louis XV étant décédé, Louis XVI charge Beaumarchais de récupérer les encombrants papiers.
Monsieur la Chevalière par Hippolyte Wouters | La Tribune [2]