Mes billets

  • Prenons notre destin en mains

    On ne peut certes pas affirmer que cette présidence commence sous les meilleures auspices !

    Ce 1er septembre, selon toute vraisemblance (au moment où les présentes lignes sont écrites, nous espérons encore un improbable sursaut du gouvernement), les B.A.J. entreront en grève. Leur combat est juste. Il est inadmissible que le gouvernement, qui a pris des décisions politiques entrainant un considérable accroissement de la demande d’aide juridique (majoration des plafonds, automaticité du bénéfice accordé aux surendettés admis en règlement collectif de dettes, opérations de régularisation massive des étrangers en situation illégale, accélération des procédures d’expulsion, … - voyez la Tribune flash du 13 août dernier), délaisse la charge de ce service aux avocats.

  • Le mot du président - 28/08/2013

    C’est parce que nous y croyons, profondément, à ce service public de l'aide juridique , que les B.AJ. seront en grève durant la première semaine de septembre Cela fait 17 mois que nous discutons (disons plutôt, assistons à des réunions) au cabinet de la ministre de la justice. Objectif : Réorganiser, refinancer l’aide juridique. La réorganiser pour qu’elle soit payable. Travail de réflexion. De négociation. Et de calcul. Loin du terrain. Trop loin certainement de Cécile qui raconte comme elle s’était battue pour que ‘son mena’ (mineur étranger non accompagné) soit accompagné socialement et reconnu réfugié en Belgique, après ce qu’il avait souffert (était-ce au Rwanda, au Congo, en Afghanistan ou demain en Syrie ?). Trop loin de Thierry dont chacun connaît le dévouement sans compter pour les mineurs, qu’ils soient ou non mena. Trop loin de Serge ou Philippe qui sont toujours là quand il faut défendre en assise ou devant le tribunal correctionnel, efficacement et dignement tel accusé ou inculpé, coupable ou innocent, qui s’est adressé au BAJ. De tels confrères, il y en a des centaines.

Pages