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  • Mot du président

    Chers confrères,

    Ce 25 mai 2014 sera une date importante pour le barreau.

    Nous élirons un nouveau parlement et, du résultat des urnes, nous viendra un nouveau gouvernement. Il faut que celui-ci soit plus respectueux de la justice en général et, en particulier, de tous les avocats qui se dévouent pour assurer le service public de l’accès à la justice, particulièrement au bénéfice des plus faibles.

    La semaine prochaine, une Tribune spéciale vous livrera les réponses que chacun de nos partis a réservées aux « 11 priorités pour la justice », que nous leur avons adressées en début de campagne.

    Mais, déjà hier, jeudi 8 mai 2014, à l’occasion de l’assemblée générale plénière ouverte que nous avons tenue au Palais de justice de Bruxelles, nous avons pu entendre les représentants de ces cinq partis nous livrer leurs réflexions et prendre des engagements pour la prochaine législature.

    Certes, il y a entre eux d’importantes nuances.

    Le PS privilégie la voie de la mutualisation de l’aide juridique.

    Le MR souhaite encourager le développement de l’assurance protection juridique.

    Le FDF insiste pour que la justice reste unitaire.

    ECOLO souhaite avant tout un plan de revalorisation de la justice dans son ensemble.

    Le cdH plaide pour une amélioration du système actuel, en en relevant le budget.

    Mais tous sont d’accord sur un point : le budget de l’aide juridique est, à l’heure actuelle, largement insuffisant.

  • Un avocat dans une Vivabox ?

    L'avocat c'est quelqu'un qu'il vaut mieux consulter avant pour éviter des ennuis après !

    Promouvoir l'avocat conseil, bien sûr. Mais pas n'importe comment.

    Faut-il pour cela soutenir cette forme de courtage qu'est la Vivabox ?

    Au delà, est-ce cela l'avocat du XXIe siècle que nous attendons : celui qui donne des conseils de base à prix cassé (50€ tvai) dans l'espoir d'accrocher une clientèle ?

    Pas d'accord. L'avocat doit continuer à jouer un rôle majeur dans la société. Mais par sa compétence, sa connaissance et son expérience de la gestion du conflit. Pas en se bradant !

    http://www.rtbf.be/video/detail_jt-19h30?id=1924053 (à partir de 28'17")

    http://www.rtbf.be/info/societe/detail_un-coffret-cadeau-pour-des-conseils-juridiques?id=8262798

    Et un échange de vues avec Me Versluys (OVB) dans La Libre : http://www.lalibre.be/debats/ripostes/une-consultation-d-avocat-en-coffret-cadeau-une-bonne-idee-536a853c357061b533a33385?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

  • Mot du président

    En cette fin de mois d’avril, deux sujets se détachent dans notre actualité.

    L’aide juridique, tout d’abord, encore et toujours.

    Deux Tribunes flash vous l’ont annoncé.

    Le 4 avril 2014, le Conseil des ministres a majoré le budget de l’aide juridique d’un montant de 7,4 millions, ce qui permettra de ramener la valeur du point (prestations Salduz comprises) à un montant légèrement supérieur à 23,50 €.

    Le 15 avril 2014, nous avons pu vous annoncer que le cabinet du ministre des Finances avait chargé l’administration centrale de la TVA de préparer un complément de circulaire indiquant que les prestations d’aide juridique de première ligne seraient soumises au taux de 0 %, comme les prestations d’aide juridique de seconde ligne.

    Ma première réaction, à l’annonce de ces deux importantes nouvelles, est de remercier les administrateurs qui se sont dépensés sans compter leur énergie pour aboutir à ces résultats. Jean-Marc Picard (avec l’aide précieuse de Muriel Clavie) sur le dossier aide juridique ; Maurice Krings (avec l’aide précieuse de notre comité d’experts) pour le dossier TVA.

    Le travail qu’ils accomplissent est ingrat. C’est un travail de fourmi, souvent dans l’ombre mais lorsqu’il paie, comme c’est le cas aujourd’hui, il doit être mis en valeur.

  • Le secret professionnel des avocats est menacé

    Entretien avec Jean-Claude Matgen dans La Libre Belgique du 19 avril 2014.

    Dans cette société où l'exhibitionnisme semble devenu un nouveau mode de vie, reste-t-il une place pour l'intime ? Tout doit-il être transparent ?

    Le secret professionnel de l'avocat est une condition de l'accès à le justice. Il doit être préservé. Et si spywares, NSA, écoutes, enregistrement des métadonnées générées par les communications électroniques se plient difficilement face à une obligation de trier les informations couvertes par le secret, reconnaissons que c'est à la technique de s'adapter aux droits de l'homme, et non l'inverse !

  • Ce ci est un avis de mobilisation générale ! - Mot du président

    Chers confrères,

    CECI EST UN AVIS DE MOBILISATION GÉNÉRALE !

    En cette fin de législature, notre profession est violemment attaquée.

    Comme vous le lirez, en prenant connaissance du rapport de notre dernière assemblée générale, nous y avons été amenés à mandater quatre de nos confères pour intervenir devant la Cour constitutionnelle ou le Conseil d’Etat en vue d’assurer la défense des intérêts de notre profession, sur des questions aussi diverses que la perception des dépens devant le Conseil d’Etat, la rémunération des mandataires ad hoc désignés dans le cadre de la responsabilité pénale des personnes morales, l’application aux professions libérales de la loi sur la continuité des entreprises ou la procédure applicable devant le Conseil du contentieux des étrangers.

    Parallèlement, le parlement a adopté le livre XIV du Code de droit économique, consacré aux professions libérales, en refusant d’examiner les observations et les propositions d’amendements, pourtant minimalistes, que nous lui avions suggérées.

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